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 Grand rassemblement de DRH, syndicalistes, experts, chercheurs, représentants de divers ministères et même la secrétaire d’État à la ville le 11 septembre dernier pour le lancement du « label diversité ». Un label qui se veut la traduction concrète d’une charte signée en 2004 par près de deux mille entreprises, et d’un accord interprofessionnel signé par l’ensemble des partenaires sociaux le 12 octobre 2006.

Le MRAP vient d’apprendre avec stupeur et indignation l’envoi, le 16 septembre 2008, d’un mèl par un agent de la Sous-Direction de l’information générale (SDIG) de la Direction départementale de la Sécurité publique du Rhône (DDSP), anciennement les Renseignements Généraux, à l’adresse de la direction des ressources humaines du Conseil régional du Rhône-Alpes lui demandant « si, parmi son personnel, il avait "des agents de confession autre que chrétienne".

RGPP=démantèlement de l'Acsé

une attaque de plus contre les discriminations!

autant de charges supplémentaires pour les collectivités locales ! (CGT CFDT)

DNA- 10/08/08

Licencié de la CTS pour faute grave en août 2006, Jamel Rouchdi, s'estimant victime d'une injustice, avait saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). La délibération rendue début juillet estime la discrimination constituée. Les prud'hommes trancheront l'affaire fin septembre.

Au décès de son partenaire, un pacsé ne pourra pas toucher une pension de réversion, son bénéfice étant réservé aux seuls époux. Têtu vient de rendre publique une décision de la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité) qui juge discriminatoire cette différence detraitement. En réalité, ce ne sont pas moins de quatre délibérations que la Halde vient de prendre à ce sujet.

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LICENCIE DE LA CTS POUR FAUTE GRAVE


DNA- 10/08/08

Licencié de la CTS pour faute grave en août 2006, Jamel Rouchdi, s'estimant victime d'une injustice, avait saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). La délibération rendue début juillet estime la discrimination constituée. Les prud'hommes trancheront l'affaire fin septembre.

 

 

Un avocat de la Halde sera présent à l'audience prud'homale qui opposera fin septembre la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) à Jamel Rouchdi, ex-conducteur de 28 ans, licencié en août 2006 pour faute grave.


 En effet, Jamel Rouchdi avait saisi la Halde de deux réclamations - la première concernait un blâme reçu en octobre 2005, la seconde visait le licenciement (DNA du 8 octobre 2006). Or, après une enquête approfondie et l'audition des parties, la Halde a joint les deux affaires avant de rendre, le 7 juillet dernier, une délibération à la conclusion explicite.

« Mesure de représailles »

 « La Haute autorité a établi plusieurs faits laissant supposer que le licenciement de monsieur Rouchdi constitue une discrimination en raison de ses origines et une mesure de représailles après que l'intéressé a relaté des actes discriminatoires. »

« Je ne veux pas négocier mon silence. »

 En conséquence, « le collège de la Haute autorité retient que le licenciement de M. Rouchdi constitue une discrimination » et décide de présenter ses observations devant le conseil de prud'hommes.

 « Pour moi, cette délibération change tout. J'ai espoir que justice soit rendue. J'ai sacrifié mon travail. Je suis au chômage depuis deux ans, mais je ne veux pas négocier mon silence. Je veux aller jusqu'au bout. Je survis grâce à ma famille, je lui dois bien ça », a déclaré Jamel Rouchdi. La CTS n'a pas, elle, souhaité commenter l'affaire pour laisser « la justice suivre son cours ».

 En 2007, la Halde a présenté ses observations à la justice à 115 reprises - une fois sur deux aux prud'hommes. Les tribunaux et conseils se sont rangés à son avis dans 83 % des cas.

Manuel Plantin

 

De fait, M. Rouchdi affirme qu'un supérieur lui aurait lancé, lors d'une dispute intervenue en juillet 2005 : « Tu sais très bien que vous n'êtes pas chez vous ici ! » ou « Tu sais très bien que tu n'es pas chez toi ici ! » Quelques mois plus tard, un conducteur a en outre découvert dans le carnet de bord d'un bus l'inscription : « Les Arabes dehors avec ta mère et tes soeurs. » (DNA du 13 mai 2006.) M. Rouchdi avait alors fait circuler dans l'entreprise de 1 500 salariés une pétition appelant à la solidarité « pour dénoncer le racisme dont [étaient] victimes [leurs] collègues ». Il avait recueilli 250 signatures.

 Autre conclusion de la délibération : « La Haute autorité considère que l'employeur n'a pas apporté la preuve que sa décision de licencier le réclamant pour faute grave était pleinement justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. »
 Le 3 juin 2006, M. Rouchdi, de retour de trois mois d'arrêt de travail, sent que son orteil cassé le fait de nouveau souffrir. Dans sa version des faits, il demande à être relevé de son poste plusieurs fois dans la journée avant de s'absenter - après avoir prévenu sa hiérarchie - pour consulter à la clinique Sainte-Odile.


 Pour la CTS, le conducteur avait demandé à partir plus tôt dès sa prise de service. Après avoir essuyé un refus de son responsable, il a simulé la douleur pour quitter son poste de manière anticipée.


 Quelle que soit la bonne version, la Halde relève notamment que « des comportements similaires, n'ont donné lieu [dans d'autres cas] qu'à des sanctions du 1er degré. » Pire, des fautes plus graves n'ont jamais donné lieu à licenciement.



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